Pour rouler dans un véhicule sans conducteur, il fallait aller cette semaine à Marseille aux Rencontres Nationales du Transport Public (RNTP). A cette occasion, il était possible d’y circuler dans une navette autonome, et d’y découvrir les bus du futur.

La navette en question est une Easymile, un modèle conçu par une start-up toulousaine et opéré ici par Transdev. Le trajet qu’elle effectuait était des plus modestes, puisqu’il se limitait à amener les curieux de l’entrée du Parc Chanot aux halls d’exposition où se tenaient les RNTP. Il s’agissait avant tout pour la société française de montrer son savoir-faire, un rapide apprentissage et une bonne cartographie 3D suffisant à cette navette bardée de capteurs pour réaliser seule son parcours au milieu des piétons.

De fait, Transdev aimerait pouvoir mettre en place en PACA un test grandeur nature sur le même modèle que celui lancé en septembre dans le parc d’affaires Icade de Rungis, en région parisienne. Là, des navettes autonomes Easymile commencent à convoyer les salariés des entreprises. Le cadre maîtrisé de la circulation au sein du parc d’affaires n’a nécessité que quelques modestes aménagements, a l’instar de feux connectés interagissant automatiquement avec les navettes pour leur donner la priorité.

Un bus autonome chez Mercedes

Au-delà de la navette autonome, on pouvait aussi découvrir aux RNTP un prototype encore jamais exposé en France, le Future Bus de Mercedes Benz. Ce concentré de technologie au design extérieur et intérieur particulièrement soigné est un véritable bus disposant d’un mode autonome de niveau 2. Après une première passe de reconnaissance sur un trajet, le Future Bus est capable de circuler de lui-même ; la présence d’un conducteur au poste de pilotage reste malgré tout obligatoire, mais pour des tâches de supervision, la conduite étant désormais à la charge du véhicule.

Et il ne s’agissait pas là d’une simple démonstration technologique, puisque le Future Bus a déjà eu l’opportunité de rouler en ville. Un test a en effet été réalisé sur une voie de bus, en mode autonome, à Amsterdam. Avec succès, le Future Bus ayant roulé jusqu’à 70 km/h, à proximité des cyclistes et des piétons, s’arrêtant aux feux et s’adaptant à la perte de signal GPS due au passage sous un tunnel.

Alors, à quand les premiers bus autonomes à Marseille ? Aux dires des représentants de Mercedes Benz, la technologie serait suffisamment au point aujourd’hui, le véritable frein est avant tout législatif : tant que la très complexe et sensible question de la responsabilité n’aura pas été réglé, il ne sera pas possible de faire circuler des véhicules autonomes au-delà de tests ponctuels.

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