Si Noemi.io réussit son pari, c’est peut-être un algorithme qui, demain, associera le « bon profil » à un besoin de recrutement IT. La dernière création de Sophie Ghilini vise non seulement à créer une « marketplace de la prestation intellectuelle » mais surtout à mettre en place un système de ranking ,reposant aussi bien sur des références technologiques que comportementales, pour avoir le maximum de chances de proposer le meilleur candidat.

Contre le 1 sur 1

Classiquement, Noemi.io va proposer aux indépendants et aux ingénieurs en société de service de se référencer sur sa plate-forme, pour pouvoir être identifiables par des clients potentiels. Mais l’idée est d’aller au-delà de ce que Sophie Ghilini, la fondatrice de la start-up, appelle le 1 sur 1 : « le recruteur qui considère que, parce qu’il cherche du Java, il ne va regarder que du Java. Nous, on va pouvoir lui mettre en avant Paul qui a relevé 3 challenges techno lors de ses dernières missions où, tout en étant Java, il a été capable de faire de l’Angular ».

Screenshot-2017-11-14 noemi io

Parce qu’il a les bonnes compétences techno et le bon comportement, le Paul en question remontera en avant dans les algorithmes de Noemi.io, qui suggérera sa bonne adéquation avec le projet du client.

Data et machine learning

Pour réaliser ce genre de prédiction, la société va s’appuyer sur un usage intensif de la data. D’abord en aspirant de la donnée brute de LinkedIn et en absorbant les données des CV. Les données proviendront aussi des retours des clients, qui fourniront leurs propres évaluations sur les compétences technos et comportementales (les « soft skills »).

A horizon un an, via du machine learning prévu pour s’enrichir au fil de l’eau, Noemi.io compte avoir automatisé l’encapsulement et le traitement de la data. Le tout permettra à cette marketplace RH de noter finement les profils et de proposer en priorité ceux correspondant le mieux à un projet donné.

De multiples partenaires

En parallèle, la start-up s’appuie sur un réseau de partenaires, écoles, sociétés de portage et sociétés de services. C’est un autre pari de Noemi.io, celui-ci pas data : ne pas se focaliser sur le CDI. Aux yeux de Sophie Ghilini, ce que cherche en réalité un porteur de projet, c’est le bon ingénieur en dev capable de démarrer le plus vite possible. Qu’il soit indépendant ou en ESN, à la recherche d’une mission ou d’un CDI, l’essentiel est qu’il s’agisse du « bon profil ».

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