S’il fallait une nouvelle preuve que big data est LE buzzword du moment, en voici donc une. Cette semaine se tient à Marseille le congrès du sommeil, un événement scientifique pointu rassemblant un bel aréopage de médecins et chercheurs venant du monde entier. Or, parmi les sujets traités, on y retrouve trois fois le big data, mis à un peu toutes les sauces.

WiFi, Bluetooth et GSM

Au-delà des couettes connectées et des bracelets surveillant notre endormissement, produits grand public pas concernés ici, apparaissent aujourd’hui de plus en plus de dispositifs permettant aux professionnels de la médecine de récupérer un maximum d’infos de qualité sur notre sommeil. On pouvait ainsi voir à Marseille le Spiri de SleepInnov. Ce petit produit s’insère au sein d’un appareil d’aide à la respiration nocturne type ventilateur. Connecté en WiFi, Bluetooth et GSM, il peut envoyer automatiquement toutes les données patient.

Idem chez Philips avec la DreamStation. Cette fois, en plus de transmettre systématiquement les informations au médecin, le système dispose aussi de sa propre application pour les patients (DreamMapper), leur permettant de suivre leur traitement. Selon Philips, ce niveau supplémentaire d’information augmenterait nettement l’adhésion à des soins pas toujours évidents à suivre.

4,32 téraoctets de données

Il devient donc de plus en plus simple pour les médecins de récupérer des données médicales fiables. D’où le fameux « big data du sommeil ». Il s’appuie sur les travaux du National Sleep Research Resource, un organisme public américain. Celui-ci a compilé près de 13 000 études liées au sommeil, générant 4,32 téraoctets de données mises à disposition des chercheurs. Pris séparément, ces chiffres ne sont pas forcément colossaux mais à l’échelle d’une seule spécialité médicale, ils donnent une bonne idée de la puissance de collecte du big data appliqué à la médecine.

Reste à voir si le pas d’après, celui du machine learning ou de l’IA en fonction, sera franchi. La conférence « big data du sommeil » tenue lors du congrès présentait une étude tout à fait passionnante tentant d’établir des liens entre génétique, sommeil et troubles psychiatriques, mais sur la base de méthodes d’analyse plutôt conventionnelles.

Pourquoi ne pas imaginer que,dans quelques années, certaines sessions de congrès scientifiques de ce type soient directement issues de travaux d’algorithmes capables de se débrouiller tout seuls comme des grands ?

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