Les “uber de…” constituent aujourd’hui un des poncifs les plus pénibles de l’écosystème numérique. Pourtant, dans le cas de Atchoum, le qualificatif fonctionne bien. Cette start-up sudiste, oscillant entre le Var et les Bouches-du-Rhône, a mis au point une plate-forme complète, de l’app mobile à la hotline téléphonique, permettant à une localité rurale de se mettre à la mobilité partagée.

Notre marché, ce sont les 34 000 communes de moins de 3 500 habitants” m’explique Vincent Delmas, un des deux fondateurs de la société. “Toutes les études le montrent, la mobilité c’est leur problème numéro un, celui qui empêche les gens de travailler ou de se soigner.”

Une plate-forme de réservation complète

L’outil d’Atchoum fonctionne via un abonnement pris par la Mairie. Pour une commune de 1000 habitants, le coût du service avoisine les 150 euros par mois. La start-up met alors à disposition de la mairie une plate-forme de réservation permettant de commander un véhicule, conduit par un particulier. Elle est accessible via une application et un site Web, mais aussi via une hotline téléphonique pour les habitants déconnectés.

Courtesy of Atchoum

Une fois la réservation passée, c’est donc un local qui vient prendre la course. Soit avec son propre véhicule, soit avec une voiture (de préférence électrique) fournie par Atchoum. Côté facturation, le passager paye le site, qui paye ensuite le conducteur. Un système de chèque transport est aussi possible pour les frileux au paiement par CB.

Soutenue par PSA

Même si la start-up ne date que de novembre 2015, elle s’est déjà créée une petite notoriété lors de concours. Elle a ainsi été finaliste aux trophées de l’innovation du Salon  des maires et des collectivités locales et aux Assises de la Mobilité. Atchoum a aussi bénéficié du soutien financier du groupe PSA.

A ce stade, la prochaine étape, c’est le contrat. Ce qu’espère Atchoum, c’est pouvoir signer au début non pas avec une commune mais avec un réseau de communes. “On est en contact avec des réseaux, ils ont les véhicules, les conducteurs, il leur manque une plate-forme comme la notre. Récemment, on a reçu un coup de fil d’une communauté de communes. Ils dépensent 2 millions d’euros par an pour faire circuler des bus à la demande, souvent à moitié vides. Notre solution leur reviendrait à 160 000 euros par an”.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s