Pour démarrer une année dédiée à l’innovation technologique dans la Métropole, Traxens était un choix quasi-évident. Créée en 2012, la société de Michel Fallah est rapidement devenue une référence dans le monde de l’IoT B2B avec ses boîtiers connectés informant en continu les opérateurs de conteneurs, en mer comme sur rail. Un service qui a séduit les grands du secteur puisque Traxens compte la CMA CGM et MSC à son capital, et est utilisée par la SNCF pour mettre en place son service de fret digital.

En 2018, m’a expliqué Tim Baker, son directeur marketing et communication, ce n’est pas du côté de la technologie qu’il faudra chercher les nouveautés. “Aujourd’hui, la techno est au point, elle a été qualifiée par les armateurs. Il y aura bien quelques évolutions de firmware, par exemple pour optimiser la consommation d’énergie due au GPS, mais c’est tout. La question à laquelle on veut répondre, c’est est-ce que nous avons une valeur pour le client ? Notre but est de vendre la data, en quoi lui est-ce utile ?”

Les données de 10 000 conteneurs

Ce discours, on le retrouve aujourd’hui chez la plupart des start-up et sociétés liées aux objets connectés, qui font des données, et pas du matériel mis au point pour les collecter, la vraie richesse. De par son ancienneté (relative), Traxens bénéficie d’un stock conséquent d’informations. “Nous récupérons actuellement les data de près de 10 000 containers. Il faut bien voir que la lisibilité d’un container maritime vient de très loin, c’est la première fois que les chargeurs peuvent savoir où il se trouve jour après jour. Et on récupère aussi de nombreuses autres informations, comme la température ambiante, les chocs, les ouvertures de portes,...”

Pour leur donner de la valeur, la société va mettre l’accent sur la datavisualisation. Pas question en effet de fournir ces informations sous la forme de fichiers Excel. L’objectif est aussi de pouvoir proposer une représentation de l’information non seulement visuelle mais surtout évolutive en fonction de besoins émergeant au fil de l’eau. “Nos clients sont en train d’affiner leurs recherches. Ils se disent, si j’ai tout ça, alors je peux peut-être demander ça en plus”.

Et ce n’est que le début. En 2018, Traxens pourrait livrer pas moins de 100 000 boîtiers connectés, donc disposer d’une quantité de données dix fois supérieure à analyser.

[English version: Giving a Meaning to Its Data: Traxens’s 2018 Objective]

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