Alors qu’on est presqu’étonné de croiser une société numérique n’annonçant pas un projet de big data ou de machine learning, il est encore plus difficile de rencontrer des pure players de la data science. L’arrivée sur Marseille d’une filiale des belges d’Euranova, spécialistes du big data, est donc une nouvelle d’importance.

J’ai pu rencontrer récemment Thomas Peel, leur responsable local, pour discuter data science à l’échelle métropolitaine. « Ce qui m’a frappé, c’est que nous sommes presque les seuls à faire l’interface entre la recherche académique et les clients, on essaye de participer nous-mêmes à de nombreuses recherches » m’a t-il expliqué. La filiale marseillaise présente en effet la particularité d’être aussi bien un centre de profit, à base de consulting data science, qu’un centre de R&D.

Un positionnement qui n’est pas un hasard, Thomas Peel ayant lui-même avant obtenu un doctorat en machine learning à AMU avant de partir travailler pour Euranova en Belgique puis de se réinstaller en 2016 dans la région. La société dispose d’ailleurs d’un agrément CIR, ce qui permet à ses clients d’intégrer le coût d’une prestation dans leur crédit impôt recherche.

Accompagnement stratégique

Euranova est confronté à deux grandes types d’entreprises intéressées par la data science. « Il y a d’un côté les sociétés techno par nature. Là, on est très vite dans leur élément. On a ainsi mis au point des algorithmes prédictifs de clic pour un spécialiste de la pub en ligne. Et il y a les sociétés qui débutent dans le domaine, pour lesquelles notre accompagnement se place presqu’au niveau stratégique. Avec elles, les deux problématiques prioritaires sont la qualité des données et la mise à disposition de ces données. La RGPD va d’ailleurs les aider à se structurer ».

Forcément, puisqu’on parle big data et machine learning, le terme qui vient ensuite à l’esprit, c’est intelligence artificielle. Là, Thomas Peel se montre beaucoup plus prudent. « On va voir apparaître des algorithmes de plus en plus intelligents, mais de là à parler d’intelligence artificielle… Une des plus grosses barrières, par exemple, c’est qu’on est encore très loin d’avoir trouvé un algorithme qui marche dans tous les cas, capable aussi bien de conduire une voiture que de cibler des clics ».

Avec la montée en puissance des besoins en data science et machine learning dans la métropole, on aura l’occasion de reparler d’Euranova en 2018.

[English version: Data Science and Data Research, the Euranova Way]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s