Au milieu des années 2000, soit en des temps technologiques immémoriaux, j’avais eu l’opportunité de visiter le PACA Mobile Center, un lieu assez unique situé au pôle médias de la Belle de Mai où l’on pouvait retrouver un très grand nombre de mobiles prêts à être testés par des fournisseurs de service. Une belle idée qui n’a pas connu de vrai succès commercial, au contraire de StarDust Testing. Fondée en 2011 par trois entrepreneurs, toujours à la Belle de Mai, et en reprenant les actifs du PACA Mobile Center, cette société a grossi rapidement pour atteindre aujourd’hui les 90 collaborateurs, en France et au Canada, travaillant sur plus de 200 projets par an.

« Nous apportons une assurance qualité, en testant une application ou un site sur un nombre d’appareils sélectionnés via une étude de marché » m’a expliqué Reynald Stevens, leur responsable marketing et acquisition. « En moyenne, nous testons sur une quinzaine d’appareils. Nous en achetons un nouveau par semaine et conservons l’existant, ce qui permet de gérer à la fois la nouveauté et l’obsolescence ». C’est une particularité de StarDust, les tests ne sont pas émulés, mais réalisés sur de vrais mobiles, en vrai condition de réseau, par de vraies personnes.

Régie et crowdsourcing

Celles-ci peuvent d’ailleurs ne pas se trouver dans les locaux de la société. Certaines sont placées en régie, chez les clients. D’autres travaillent à la mission pour StarDust, via une plate-forme maison de crowdsourcing, We Are Testers, qui compte 1800 inscrits dans 66 pays. Elle veut se distinguer de plates-formes équivalentes en mettant l’accent sur le professionalisme des personnes sélectionnées, dont certaines disposent de certifications en quality assurance.

Les tests sont réalisés de deux façons. Soit de manière exploratoire, en rentrant dans l’application et en en identifiant les anomalies. Soit de façon guidée, à partir d’un cahier de test co-rédigé avec le client. « Nous détaillons les chemins à parcourir pour tester les fonctionnalités les plus importantes, en identifier les anomalies et les documenter. Dans le cas d’un tunnel d’achat, nous pouvons par exemple détecter des différences entre le panier et la liste d’achat, une monnaie affichée qui n’est pas la bonne ou un popin qui masque les champs de la carte bancaire ». Soit une vaste collection de bugs poussant un consommateur à renoncer à utiliser une application ou un site Web, le plus souvent définitivement.

En moyenne, un test comprend 250 étapes, un nombre qui peut vite grandir : pour un de ses services, une banque en ligne a ainsi eu droit à un process en 4000 étapes. Pour de tels volumes, si la mission n’est pas complexe (par ex vérifier qu’un bouton met au panier dans près de 200 configurations), StarDust se propose d’automatiser via un programme une partie du test.

L’étape d’après pour StarDust, c’est d’aller vers le marché du moment : les objets connectés. D’ores et déjà, sa méthodologie a su attiré des industriels du secteur, 25% des projets testés actuellement par la société étant liés aux objets connectés.

[English edition: How StarDust Dust off Mobile Apps Testing]

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