Créée en 2015 à Aix-en-Provence dans le Sud de la France, la Start-up Geo Sentinel s’est spécialisée dans la conception de montres connectées qui permettent de renseigner ses utilisateurs sur leur état de santé, leur localisation, mais aussi de communiquer avec leur entourage.

À l’origine de Geo Sentinel il y’a William Daumas, un père désireux d’assurer la sécurité de sa fille lors de ses déplacements. « Plutôt que de travailler à la création d’un énième outil de géolocalisation j’ai concentré mes recherches sur les créations déjà existantes ». C’est en travaillant sur la technologie de géolocalisation des montres connectées que William Daumas a l’idée de perfectionner le concept des montres destinées à mesurer les fonctions vitales de leurs utilisateurs.

Une immersion dans l’univers hospitalier

« Je me suis rendu auprès des Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) afin de déterminer leurs besoins et non pas dans l’idée de leur imposer un produit, j’ai pu échanger avec eux sur les pathologies des patients, saisir les difficultés auxquelles le personnel soignant doit faire face ». Une approche qui s’est révélée payante, la start-up collabore désormais avec 11 Ehpad et 120 de leurs résidents, dont ceux de Marseille, Grasse, Sanary-sur-Mer… L’objectif est l’amélioration de la qualité de vie et la prise en charge des résidents en perte d’autonomie.

Cette immersion dans l’univers hospitalier a permis à Geo Sentinel de développer son propre logiciel qui permet aux établissements de santé de contrôler en temps réel l’ensemble des paramètres vitaux des résidents, dont les chutes et la fatigue . Les données sont interprétées à partir de seuils médicaux préétablis.En cas de variations dans les constantes de santé du patient, le personnel médical est directement informé par le biais de l’application Geo Sentinel installée dans leurs smartphones.
« Nous avons également en accord avec les établissements de santé, installé du matériel wifi dans des zones d’alerte qui nous permettent de localiser les patients à l’intérieur, mais également à l’extérieur ce qui est très utile pour empêcher les fugues des patients atteints d’Alzeimer » indique Williams Daumas.
Les montres connectées Geo Sentinel emploient la photopléthysmographie (PPG) une technologie qui en appliquant de la lumière verte sur la peau mesure : le rythme cardiaque, la tension artérielle ou encore le taux d’oxygène dans le sang. Dotées d’une autonomie pouvant aller de 60 à 120 heures en veille selon les modèles , elles sont dotées de batteries lithium-ion et intègrent différentes options, dont les appels vocaux et SMS. Le serveur web de la carte SIM nécessaire à la géolocalisation est accessible dans le monde entier auprès de tous les opérateurs.

La protection des données au cœur de la direction d’entreprise

Pour William Daumas, l’un des principaux défis rencontrés par la start-up a été d’intégrer la très importante notion de protection de données. « Dès 2015 avant le nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles entré en vigueur en 2018, nous avons travaillé à acquérir la certification HDS (Hébergement de Données de Santé) ». Geo Sentinel travaille en collaboration avec OVH et Jaguar Network deux entreprises spécialisées dans le traitement et le stockage des données sur une plate-forme sécurisée. Elles fournissent à Geo Sentinel un accès à des données de santé anonymisées dans le respect des normes de protection de la vie privée.

La start-up propose aux Ehpad un service d’abonnements comprenant la prise en charge des réparations ainsi que la sécurité des données. Les produits connectés Geo Sentinels sont également disponibles auprès des particuliers et des entreprises qui peuvent se fournir par le biais de revendeurs agréés.
Outre le secteur médical, Geo Sentinel est sollicité par des groupes privés, dont Danone Research, EDF ou encore le Canal de Provence. Les bracelets autonomes offrent de nombreuses options utiles aux agents de terrain, dont la possibilité de communiquer en temps réel des constantes de santé, mais aussi, leur géolocalisation sur des sites à risques.